[ NES Pas ? ]

[ Panthéon du oldisme ] => C'est qui qu'a la plus grosse ? => Topic started by: PeteMul on 08 March, 2021, 07:39:35

Title: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 08 March, 2021, 07:39:35
L'année qui vient de passer a été l'occasion pour moi, chômeur célibataire sans enfant et sans possibilité de trop voyager comme un fifou, de jouer BEAUCOUP TROP.

Et de cogiter BEAUCOUP TROP.

Du coup j'ai commencé à gamberger. Et ce matin, je me dis que j'en ai u peu marre des JV ces temps-ci. Peut-être. Je me suis posé la question : mais au fond qu'est-ce qui me plaît, qu'est-ce qui m'ennuie ? Comment ai-je changé ? Devant une offre aussi pléthorique, est-ce encore possible de ne pas trouver le jeu qu'il me faut à un instant T ? Me connais-je donc si peu, après 41 ans passés dans ce corps d'éphèbe huilé ?

Il est temps de se poser et d'organiser mes pensées à ce sujet. (Je vous rassure, je le fais aussi dans d'autres domaines  ;D )

Et pour commencer à poser quelques pierres, je suis tombé sur ce sujet (en anglais pour anglophones véritables) :
https://forum.unity.com/threads/i-dont-like-complicated-games-anymore.810807/

La lecture en est assez passionnante, tant les contributeurs prennent le temps de s'exprimer avec clarté et lucidité. Pour les incultes et anglophobes, en gros, l'auteur de la question initiale se demande si les jeux sont devenus trop complexes, et les intervenants développent en questionnant le concept de complexité, son propre rapport aux jeux d'avant et de maintenant, les mécaniques d'apprentissage, les tutoriels, etc.

J'avoue que je me retrouve dans pas mal de ces interrogations. Par exemple, la simple perspective de devoir m'enfiler une longue phase d'apprentissage du système de combat a toujours refroidit mes ardeurs envers FFVII. A l'opposé du spectre, la vue d'un platformer simple m'effraie (Super Meat Boy, Celeste, Splasher...), me faisant redouter de me retrouver face à un jeu qui nécessite une maîtrise d'expert pour justifier sa longueur et le renouvellement de son level-design.

(Oui, si mes sentiments et envies n'étaient pas contradictoires, il n'y aurait pas besoin de créer un tel sujet, hein.)

Et alors que j'explore ce sujet de la complexité, une question-ninja surgit : du coup, quels sont les points qui entraînent un arbitrage lorsque je décide de me laisser séduire ou non par un jeu ?

La complexité ? Le degré d'expertise requis ? La familiarité avec les mécanismes ? La façon dont l'histoire est racontée ? La direction artistique ? Les frissons ? La zone de confort ? Le temps ? La ressemblance avec Assassin's Creed ? "Que dirait Tam sur ce jeu" ? Le pognon ?

... ça fait 35 ans que je joue aux jeux vidéos et je ne sais toujours pas ? Serait-ce la beauté de la chose, ou bien que je suis une GROSSE MERDE ?


Tant de choses à dire, tant de questions à creuser. Une chose est sûre : s'il y a un endroit où ça peut se faire dans les meilleures conditions, c'est ici, c'est avec vous.


Prends ta tête à deux mains, mon cousin. Plouf, plouf.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: wonderpanzer on 08 March, 2021, 10:17:37
Très bonne question, 

Alors évidemment comme tout à chacun je vais également être happé par ses graphismes,  son level design,  ses mécanismes,  lore, doublage, façon de m'emporter dans l'histoire : l'ambiance sonore/musicale m'est également
Primordiale.

Mais surtout ce que j'apprécie et cherche le plus est à être surpris, chamboulé et embarqué dans un truc non convenu.

Tout comme la peinture, les oeuvres les plus marquantes sont celles qui m'ont le plus demandées d'effort d'adaptation pour comprendre l'auteur et s'immerger dans son univers offert.
En exemple videoludiques me viennent du Killer7, Ico, Rez car ils m'ont chacun amenés hors des sentiers battus et plié à leurs exigences : la kiffance se mérite.

J'aime également transcender et apprivoiser la douleur :
Ninja Gaiden (la 1ere version hardcore sur la 1ere xbox)
Tu dois combotter à l'extrême pour parvenir atteindre la vague parfaite où tu surfes et roule sur les ennemis,  dès que tu perds cette fulgurance tu redeviens un pauvre pantin sac à coup.
Au bout de genre 7 heures de jeux j'étais parvenu à une bonne grosse chiure de boss (la douce et ointée Rachel) que je ne pouvais battre car n'ayant assez de vie pour ce faire : manque de bol la sauvegarde me déposait immédiatement sous ses talons perçants.
S'en est suivi un jour sans fin, où 6 heures durant je me suis fait copieusement humilié par cette Succube qui me violai systématiquement quoi que je fasse. ..
Je devais battre cette engeance, où repartir comme une merde soumise et relancer le jeu.
Mon ex femme n'à jamais compris cette obstination, opiniâtreté et abnégation qui me faisai me relever de toutes ces chutes et repartir tels un Seiya cherchant un 6em sens
Un combat homérique fut mené, et c'est durant ces 6 heures de souffrances perpétuelles à chercher la faille et le moyen de niquer cette putasserie que j'ai le plus apprécié ce jeu avec qui j'avais finalement  fusionné (tetsuo style)

J'ai évidemment hurlé tout mon saoul en terrassant la bête,  mais sachez que cet éreintant  duel ne fut mené que dans l'art du combat le plus pur : sans cris ni heurts,  ni ragequit  (sous la plus grande incompréhension de madame)

Bref Siegfried aime à se repaître de toute ces chairs encore si fumantes, et le dépassement de soi va justement de soit...

Je parlais d'analogie avec la peinture : l'expo qui m'à le plus retourné était celle de Bacon à Pompidou il y plus de 25 ans
J'avais à peine la vingtaine et y était parti la bite au vent un matin sur un coup de tête après quelques pets  (pétards quoi)
Je me suis retrouvé happé par chacun de ses tableaux et suis resté à les décortiquer durant 6 heures  (j'aime prendre tout mon temps, et il disparaît dans ces cas là)
Alors que je partai je me suis finalement greffé à un groupe en visite guidée dont la révélation et explications d'oeuvres cooroborai parfaitement d'avec l'intuition et analyse que j'en avais eu.

En gros son parcours était extrêmement fort et puissant et j'avais la fierté de l'avoir compris, apprivoisé et dompté : pour les jeux c'est pareil

Tout comme l'art sous toutes ses coutures en général j'espère ne pas en avoir fait le tour et suis constamment à la recherche de la surprise qui te mets une baffe : m'enfin m'voyez ?

Ce post est sûrement décousu, mais je me réveille dans une chambre d'hôte avec une superbe vue ensoleillée, dans un gîte Auvergnat que j'occupe depuis hier soir avec mon pote d'enfance  (les retrouvailles furent ennivrées,  comme se doit la coutume)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 08 March, 2021, 18:28:58
En fait ce dont je m'aperçois c'est que 1) j'arrive à une certaine saturation et 2) je change beaucoup.

Par exemple à combien de jeux rétro j'ai joué l'an dernier ? Assez peu au final. Je devrais peut-être me rebouger un peu le fion et retrouver des plaisirs simples. Par exemple l'autre jour j'ai refait une partie de Super Mario Land 1 et c'était chouette mais j'ai aussi pu constater que j'avais perdu des réflexes. (J'ai perdu une vie dans le 4-1 LA HONTE)

Quand à savoir ce que je cherche j'arrête pas de me prendre les pieds dans le tapis avec tout et son contraire.

J'ai envie de simplicité. Mais j'ai envie que ça soit pas plan-plan. Je veux pas qu'on m'emmerde avec un scénario SAUF si c'est un SUPER scénario. Cool : nous voilà bien avancé pour le déterminer à l'avance. Du coup c'est quoi un scénario qui me plaît ? Etc etc.

Et avec pas mal d'heures de vol je suis blasé de plein de trucs. Les J-RPG m'emmerdent, les jeux à la Platinum Game avec du lyrisme à en dégueuler de partout aussi. Trop d'infos sur un HUD et je dégueule, sauf si c'est un Assassin's Creed (oui Gabber) parce que l'habitude aidant j'arrive à ne plus le voir. Des plateformers ? J'en ai ras le cul de devoir me prouver à moi-même que je suis un hardcore gamer. Des jeux de stratégie ? J'ai pas envie de perde 1000 ans à apprendre des règles alors que je sais déjà bien jouer à Civilization 2. Les jeux multi ? C'est devenu du compétitif de merde, avec un système de ranking et de matchmaking dont je comprends l'intérêt, mais qui me fait furieusement penser à la reproduction d'une hiérarchie sociale bien puante ("ah non on va pas se mélanger avec les MAUVAIS hé nous on est sérieux").

(Je n'ai jamais spécialement aimé la compétition, toute ma vie, et je la vomis de plus en plus, sous toutes ses formes, mais on déborde du sujet.)

Quand je vois les jeux sortis l'an dernier et des jeux comme TLOU2 qui me laissent froid mais alors FROID de chez froid, en me disant "pfff c'est du cinéma à la manette" et que dans le même temps j'achète 13 Sentinels qui est un jeu JAPONAIS NARRATIF AVEC DU RTS, alors que j'ai dit ce que j'ai dit dans le paragraphe d'avant, je suis paumé de chez paumé.

Bref. Finalement c'est peut-être très simple : en ce moment je tourne en rond et résultat j'ai relancé une run de The Witcher 3 un peu pour le bof. Les JV est vraiment devenu une sale manie. J'ai peut-être simplement pas eu l'idée de me dire "hé mec, tu pars en cacahuète là. Arrête tout simplement de jouer, c'est pas parce que tu es sur Nes Pas que tu dois avoir un pad dans la main chaque jour."

Et puis peut-être aussi que j'ai consommé trop de médias de jeux vidéo. Et ça m'a fichu dans une spirale un peu idiote de "je me dois de consommer et de connaître et d'être à la page et d'avoir un avis sur tout." Au final pour quoi ? C'est mon métier ? Non alors pourquoi je m'emmerde à consommer, consommer, consommer, au lieu de me faire plaisir à jouer au Space Pinball de Windows XP.



...


Je pars vraiment dans toutes les directions et c'est pas très très rassurant.

Je crois que j'ai besoin de retourner au boulot VITE (oui j'avais repris mais là je suis en arrêt pour lombalgie aiguë).
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: ɯɐʇ on 08 March, 2021, 19:01:43
je suis assez d'accord avec l'analyse pointée par pete, je trouve que les jeux sont devenus trop inutilement complexes.
mais aussi qu'ils reposent de plus en plus sur des mécaniques d'addiction (ça va avec l'époque du F2P, des jeux services et du mobile...) qui ne sont pas des mécaniques DU TOUT ludiques et auxquelles je suis TOTALEMENT hermétique.

ha! je te vois lever un sourcil moqueur ami lecteur, une critique de la complexité et des F2P pour un mec qui a accumulé 3000 heures de jeu sur DOTA, quelle blague.
ce à quoi je répondrai : radical doit en être à 6000.

(https://media.tenor.com/images/37ca7da3ea74f448afcfbec67cd61344/tenor.gif)


plus sérieusement, on a là un chouette exemple de jeu gratuit et extrêmement complexe qui fait bien les choses.
déjà niveau complexité, on cause velu là, je pense pas avoir connu de jeu aussi complexe que DOTA, mais sa complexité enrichit l'expérience de jeu, ce n'est pas INUTILEMENT complexe, c'est l'essence même du genre, ça sert le jeu, ça le rend compétitif, ça le rend infini, comme un bon jeu de plateau.
ensuite niveau assiduité, je trouve qu'il survole le reste de la compétition de très haut, déjà c'est réellement gratos, tout le grind débile, les missions, les costumes, les médailles etc.... c'est à coté du jeu, tu peux le faire ou juste passer totalement à coté, ça changera rien à ta façon de jouer. c'est addictif parceque c'est bien.

aujourd'hui il y a tellement de jeux qui sont complexes pour rien ça me rend fou.
quand j'étais gosse je comprenais pas que tous les jeux ne proposent pas de l'XP et des STATS, des GROS CHIFFRES et du STUFF, ça me semblait TELLEMENT BIEN.
oui mais voilà, aujourd'hui on s'est perdu, c'est souvent devenu un "jeu" dans le jeu, et souvent c'est totalement vain.
ça dilue l'expérience, ça fourvoie le joueur, combien de jeu n'ai-je pas terminé pour cause d'ennui alors que j'aurais pu économiser 4-5 heures au lieu de crafter des putains de potions inutiles ou collectionner des putains de fragments de trucs ou des photos de bidules.
tiens ça me rappelle ce jeu d'ubi là avec le mec à capuche...
si encore tout ceci avait un sens, mais pour ne pas proposer d'expérience frustrante, pour lisser l'expérience de jeu (ce qui en soit est plutôt louable sur le papier), on a de plus en plus des systèmes qui scalent avec le personnage. on casse d'une main tout ce qu'on a construit de l'autre !!
il reste quoi, une poignée de chiffres à l'écran, c'est toujours très rigolo, j'avoue que ça titille encore mon cerveau scientifique reptilien, mais je me fais de moins en moins avoir.
heureusement il est possible de faire mieux, je vous ai parlé de cette petite série de jeu qu'on appelle les souls ?

next: la boucle infinie de gameplay, l'addiction... j'ai des potes qui jouent encore à WoW, 20 ans après.
enfin, jouer, c'est un bien grand mot, disons qu'ils font leurs tâches quotidiennes comme d'autres font leur partie quotidienne de candy crush, ou regardent un épisode de plus belle la vie... je pense qu'ils savent même pas pourquoi ils continuent, et pourtant, ils lâchent pas le morceau.
aujourd'hui plein de jeux essaient d'introduire ce genre de pratiques, on se bat pour ton temps, alors vient ! on te donne des défis quotidiens, on te file des cadeaux, un boost d'XP que sais-je encore, faut garder le joueur au chaud en attendant le prochain DLC, et le joueur est là, il vient sacrifier 20 minutes de son temps sur l'autel du non fun absolu. perso ça me rend fou de voir ça dans un jeu, c'est rejet direct.

tiens j'ai bien dérivé du pitch de départ de pete... on arrive donc jamais à avoir une discussion sérieuse sur nespas sans que ça parte dans tous les sens ?  :D
donc moi non plus je sais pas ce qui fait que je penche pour un jeu plutôt qu'un autre, mais je sais ce qui fait que j'évite certains jeux.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Pikazekiller on 08 March, 2021, 19:48:41
je me dois de consommer et de connaître et d'être à la page

Mec t'es sur NESPas? :D

Et je ne pense pas que ce soit une question d'oisiveté mais plutôt d'évolution, le temps passe, on change, on veut élargir nos horizons... même si parfois un retour aux sources peut faire plaisir. C'est con à dire mais ça fait très midlife crisis, avec le classique "à quoi bon?" qui remet en question tout ce qu'on pensait être nos passions.

Et je pense que dans ces cas là il ne faut pas trop intellectualiser, mais  prendre les choses comme elles viennent et se concentrer sur l'essentiel, dans tous les domaines : un jeu hyper hypé ne t'intéresse pas plus que ça à première vue? Nevermind, laisse couler c'est pas fait pour toi, joue à ce qui te fait vraiment plaisir, sans forcément fermer la porte à la curiosité et à une éventuelle surprise à la faveur d 'un bundle à 1€ (ou d'une recommandation de Tam ;D)

Vouloir toucher à tout et tout connaitre mène inévitablement à un sentiment de frustration et d'inachevé, se contenter des petites choses et se concentrer sur le présent fait à l'inverse du bien au moral la plupart du temps. C'est peut-être ça la sagesse :)

Quant à savoir la recette miracle du jeu qui va t'intéresser, la réponse est simple : y'en a pas ;D
Dans ce sens le jeu vidéo peut vraiment être considéré comme un art, dire "j'aime pas les RPG" revient à dire "j'aime pas la sculpture". Ce qui est idiot, on peut très bien être touché par le beau sous toutes ses formes, tout est une question de sensibilité. Et le jeu vidéo ratisse tellement large que les paramètres sont infinis, franchement sur le papier est-ce que j'aurais parié kiffer un simulateur de garde-frontière soviétique? :D
Et l'offre étant pléthorique on en arrive au syndrome Netflix (qu'on a d'abord connu comme "des émulateurs") : on lance un truc un peu au pif, mais ça vaut rarement le coup de s'accrocher s'il ne nous plait pas plus que ça. C'est un peu le problème des jeux Ubisoft un peu trop lisses et standardisés : si rien ne se démarque en bien ou en mal, c'est juste fade, autant passer au suivant. Certes il y a des chances de rater des oeuvres qui nous auraient plu sur le long terme, mais c'est autant de temps gagné sur des jeux qui nous accrochent vraiment :)

Concrètement j'ai arrêté Game of Thrones au deuxième épisode, j'ai trouvé ça juste chiant et l'intrigue n'avançait que sur cliffhangers, avec 50 minutes de vide. Next. Du coup ça m'a permis d'avoir le temps de regarder Dark et Poupée Russe, et je ne regrette pas :)

J'ai l'impression que c'est encore plus décousu que toi, mais je suis encore en introspection, tu as juste mes premières conclusions ;D

Edit : un peu comme Tam aussi, qui est plus axé RPG et addiction du joueur sur sa réflexion. C'est exactement pour ces raisons que j'ai lâché Heartstone, ça n'avait plus aucun sens, sans parler de la fuite en avant (Magic-style) qui fait que ton deck composé avec amour ne vaut plus rien deux mois plus tard, s'il n'a pas carrément des cartes qui ont été déclaré illégales...
Par contre je reviens volontiers sur Overwatch, qui a aussi un côté "partie quotidienne et lootboxes" (en même temps depuis le temps j'ai tout looté), parce qu'il est très arcade et immédiat dans le fun qu'il procure. Et pourtant il est purement compétitif alors que je déteste ça (mais surtout parce que je suis nul et que je lâche vite l'affaire quand je vois que je n'ai pas le niveau). Bref nous sommes tous une somme de contradictions ;D
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Bazart on 08 March, 2021, 23:17:53
Pete : Dans mes bras, à part pour assassin's creed hein.

Je me retrouve à 200% dans ton texte, pas de tuto mais pas un jeu trop cryptique. Putain j'en peux plus des tuto de merde a base de "bouge le joystick pour déplacer le personnage 😜".

C'est un peu le paradoxe d'un média qui ne s'assume toujours pas, et cet aspect là me gonfle.

Je ne pense pas que le côté compliqué soit LE problème, sinon t'aurais jamais mis les pieds dans Dark Souls par exemple.ftp://

Bref j'ai pas forcément les mots mais je te comprends un peu trop bien. Personnellement ce qui me raccroche toujours c'est les petites surprises, sur ces dernières années j'ai noté :

- Les Monster Hunter, pour le côté dernier round a la Rocky où que ce soit le monstre ou toi même vous êtes à bout et chaque coup pourrait être le dernier d'un côté comme de l'autre.
- Zelda Breath of the wild : Typiquement un jeu qui réussit son introduction et qui te laisse apprendre tout seul. L'exact opposé de Skyward Sword qui, bizarrement est la quintessence de ce qui a pu me faire dire "trop vieux pour ces conneries"
- Tetris effect : parce que purée c'est possible de faire de nouvelles choses avec Tetris.
- Cuphead : alors oui il est dur mais si t'as fait dark souls tu peux faire Cuphead c'est de la difficulté au sens où tu viens pas la fleur au fusil mais c'est pas non plus le chapitre 9 de céleste.
- Outer Wilds : Tu sait pourquoi.
- Return Of the Obra Dinn : Vous savez pourquoi.
- Hadès : il avait tout pour que je ne l'aime pas et pourtant il a réussi à me montrer qu'il était possible de viser parfaitement juste.

Je pense qu'on peut faire un parallèle entre nous et les cinéphiles blazés qui ne comprennent pas comment les gens font pour apprécier un bloc buster de nos jours.

J'essaierai de développer un peu plus car là sur téléphone c'est pas méga évident.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: wonderpanzer on 09 March, 2021, 01:05:01
@Bazart : putain mais Tetris effect c'est de l'or en barre  (mon 1er coup de coeur avec les mains du PSVR )

D'ailleurs mon post parlais attrait de l'inconnu et des rivages obscurs : je n'en ai pas parlé mais j'ai récemment mis un oeil dans la VR et suis ravi du renouvellement et foisonnement constant que cela procure  (avec une gerbe à Mach 2 sua Ace combat 7)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: gnocchi on 09 March, 2021, 09:46:24
De mon côté, j'ai séparé les jeux vidéo en 2 : le grind solo (les forza auxquels je joue comme un autiste, jamais fait de multi ou presque) et les jeux "sociaux" auxquels je joue pour retrouver les potes et discuter (gartic phone et sea of thieves par exemple)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Hebus San on 09 March, 2021, 09:59:05
En gros on vieillit.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 09 March, 2021, 10:19:50
En gros on vieillit.

ça se voit tant que ça que je me débat comme un beau diable pour refuser cette évidence ?  :'(
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: ɯɐʇ on 09 March, 2021, 10:41:04
En gros on vieillit.

ouais si on veut, mais surtout le marché change alors qu'on reste sur nos positions  :)

je pense pas qu'on recherche des choses fondamentalement différentes d'avant, mais de "la seule catégorie de joueurs", on est devenus "un type de joueurs parmi plein d'autres".
on a commencé avec les tout début du JV, et parfois je me demande comment je faisais pour passer une après midi sur space invaders, ou une nuit entière sur la mine aux diamants (boulder dash sur les thomson), mais ce qu'on recherche encore au coeur d'un jeu (en tout cas pour ma part) c'est une expérience purement ludique.
et ça je suis pas sûr qu'il y en ait moins aujourd'hui qu'hier. moins en ratio certes, mais pas en nombre.

le marché a évolué, déjà aujourd'hui le mobile représente plus de 50% du marché du jeu.
il y a pléthore de titres qui nous sont inconnus, pléthore de titres qu'on nous vante alors qu'ils sont pas calibrés pour nous, et puis bon on a 35 ans de gaming dans les pattes alors forcément on a élevé nos exigences, c'est pas l'emballement total à chaque nouveau jeu, et certains titres qu'on te présente comme des messies s'adressent à une frange de joueurs dont on ne fait pas forcément partie (et c'est pas grave), moi j'avoue que the witness, undertale, katamari, minecraft, killer 7, phoenix wright, paper please, tous les visual novels, GTA, fortnite, heartstone, animal crossing, pokemon... me font royalement chier.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Hebus San on 09 March, 2021, 10:43:13
En gros on vieillit.

ouais si on veut, mais surtout le marché change alors qu'on reste sur nos positions  :)

C'est la définition même du mot "vieillir". :)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 09 March, 2021, 10:50:01
Et puis franchement. Ninja Gaiden. Maintenant qu'on a 35 ans de recul. C'était pas fifou, hein.






(ranimez Gabber svp).



J'ai remarqué aussi que je ne " m'autorisais " (déjà rien que la formulation révèle le problème) plus, enfin moins à part 2-3 exceptions, de rejouer à des jeux. Alors que par ailleurs je défends bec et ongles le droit à ne pas céder à la nouveauté dans le domaine du ciné, de la musique, des séries...

Société de consommation quand tu nous tiens... et aussi le type de jeu peut-être. Nos jeux NES et Megadrive étaient aussi, je pense, conçus pour être rejoués, c'était dans leur ADN et dans notre façon de consommer du jeu à l'époque : refaire 150 fois la même chose et ça paraissait normal. Alors qu'aujourd'hui, tu dis "je vais me refaire Cuphead" ça paraît presque une aberration. Peut-être parce que les jeux essayent de nous raconter une histoire à chaque fois et que du coup on ne veut pas revivre cette histoire... alors que franchement... vous jouez pour l'histoire vous, M. PeteMul ? Non ? Alors arrêtez de faire chier M. PeteMul !


Vous voyez ce que j'essaie de dire ? Cette idée de rejouabilité qui a changé parce que les jeux ont changé, mais aussi nos attentes - attentes qui ont été façonnées par nos habitudes, par le marché, par les possibilités des consoles, par les nouveaux styles de jeux...

Est-ce qu'au fond ça serait pas ça aussi mon ras-le-bol ? La réalisation que c'est une course vaine à du nouveau qui ne s'arrêtera jamais et qui apportera mécaniquement de plus en plus de déceptions ?


*rebranche compulsivement sa Videopac*



Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: averell on 09 March, 2021, 13:22:46
Les JV est vraiment devenu une sale manie. J'ai peut-être simplement pas eu l'idée de me dire "hé mec, tu pars en cacahuète là. Arrête tout simplement de jouer, c'est pas parce que tu es sur Nes Pas que tu dois avoir un pad dans la main chaque jour."

Y'a un peu de ça, j'ai parfois l'impression de jouer parce que je ne sais pas faire autre chose. Si j'avais passé autant d'heure à apprendre le japonais qu'à glander devant un JV sur les 12 mois passés, j'aurais déjà un petit niveau pas dégueu. Mais devant mon livre, je n'ai qu'une envie, c'est de lancer un JV. Et au bout  de 2 heures je n'aurais pourtant aucun sentiment d'accomplissement, juste une soirée qui se finit. Et pourtant le lendemain c'est reparti.

Au milieu de tout ça, 2 choses qui rattrapent l'ensemble :
1/l'arcade où je m'éclate réellement à bricoler (plus qu'à jouer même). Je parle réellement du bien-être total, où je lève la tête en souriant et en me disant que c'est chouette. J'aime pas spécialement bricoler mais quand le but est d'avoir le bon jeu, la bonne image, le bon setup, je sais pas pourquoi c'est le bonheur.
2/le jeu en coop avec mon reuf et un ami d'enfance. Le JV est presque plus un support qu'autre chose mais ça rigole, ça dit de la merde comme à 15 ans, ça chambre, on est biens ! Et si en plus le jeu offre des moments de grâce (Remnant, L4D2, Cuphead... Je parle pas de toi Trine, ni toi R6V2) alors c'est bonnard, réellement bonnard.

Donc je suis pas sorti de cette "sale manie". Si dans 10 ans (à 50 ans donc...) j'en suis au même point, bah... je sais pas, ce sera peut-être triste, peut-être pas. Quand je vois la génération de mes parents qui glande tous les soirs devant TF1/RMC découverte depuis que je suis né, je me dis que le JV c'est pas si mal.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: lock07 on 09 March, 2021, 13:41:28
J'avais une sorte de routine jusqu'il y a un peu plus d'un an.
Je rentre le soir. Je lance un jeu. Si je n'ai pas de jeu en cours je relance Smite comme mon jeu de secours.
Puis je me suis rendu compte que je m'énervais de plus en plus facilement et que les parties où j'avais vraiment plaisir à jouer étaient rares.
J'ai donc stoppé smite.
Et depuis je joue à l'envie.
Si j'ai envie d'un type de jeu, j'en cherche un et je joue.
Sinon je fais autre chose.
Et finalement moins tu joues plus il y a des jeux à découvrir quand tu as envie de jouer.
Là je n'ai pas joué à un jeu depuis un moment, j'avais relancé Sekiro mais ça n'a pas pris.
J'ai une pile de bons jeux sous le coude j'attends juste la motivation.

Je me suis aussi rendu compte que pas mal de jeux me donnaient envie après une bonne vidéo ou un bon test, mais que souvent je n'arrive pas à me plonger dedans. Aussi parce que j'ai perdu toute agilité au pad ou autre.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Wong on 09 March, 2021, 15:08:37
Je suis un peu dans le cas opposé au votre. J'avais pas touché sérieusement, à part de rares exceptions, une manette depuis à peu près la fin de mes études. Je pense que le dernier jeu que j'avais poncé, c'était Guitar Hero Metallica. Donc bon.

Et puis je m'y suis remis un peu avec l'arrivée de la Switch à la maison. Pas mal de MK8 avec les potes, quelques dizaines d'heures sur Zelda que j'ai aimé mais pas à sa juste valeur je pense, quelques heures merveilleuses sur Untitled Goose Game ou Baba is You, mais pas beaucoup plus. Le fait que la Switch ne soit pas la mienne n'a pas aidé, je pense que j'ai fait un blocage psychologique. Quand j'ai changé de laptop, j'en ai profité pour me remettre à l'émulation, en particulier des heures et des heures à refaire WipEout Pure et Pulse. Mais, les limites techniques n'aidant pas, je me suis rendu compte que les 2-3 jeux que j’avais topés à pas cher ne seraient jamais jouables sur cette bécane.

Et puis je me suis monté un PC avec l'idée de base de faire un hackintosh, et je me suis dit, tant qu'à faire, autant faire une bécane qui tient la route niveau jeu, laisse tomber le hackintosh et reste sur Linux, passe à une distro avec des drivers modernes qui supportent ton hardware et inversement, et profite des soldes sur Steam. Et je m'y suis remis. J'ai même BIEN plongé. Depuis juin, je dois être pas loin des 200h de jeu, ce qui est peu par rapport à certains, mais énorme pour moi, d'autant plus que je dois pas avoir plus d’une dizaine d’heures libres par semaine, tous loisirs confondus. Mes seuls créneaux sont les samedis où ma copine bosse et une ou deux fois par semaine 2h squeezées entre la débauche et faire à manger les soirs où elle finit à 20h (pour info, elle m'empêche absolument pas de jouer, mais je préfère passer du temps avec elle quand elle est là).

Ayant 15 ans de jeux de retard, je peux me permettre d'attendre tranquillement qu'ils soient en soldes sur Steam/Humble/Fanatical et qu'ils tournent à la perfection sous Proton s'il n'y a pas de version native Linux. Ce qui me permet aussi de laisser tomber sans scrupule un jeu qui ne me plaît pas, ça change de l'époque où même si t'as acheté une merde, c'était une merde à 400 francs, donc t'avais pas intérêt à vouloir en changer une semaine après.

Au final ça se voit pas mal sur mes patterns de jeu : presque 60h sur GTAV en 2 mois, presque 30 sur TW3 (toujours en cours) depuis juin, 25 sur Project Cars 2 (surtout joué cet été) et Sleeping Dogs (mon jeu de début 2021), une dizaine d'heures en VR tous jeux confondus (même syndrome que la Switch d'ailleurs, le casque est un prêt, donc je n'arrive pas à m'y investir), et le reste éparpillé sur une 20aine d'autres jeux. Je peux engloutir des heures sur un jeu que j'adore, et n'avoir qu'une envie le matin en embauchant, de me déco pour me replonger dedans. Ou c'est plus "slow burn" à la Witcher, j'y prends plaisir, c'est beau, l'histoire est cool, mais j'y vais par petites touches parce que je me lasse plus vite. Deus Ex Mankind Divided ou Metro, j'adore l'ambiance, mais y jouer m'emmerde au plus haut point.

Je me rends compte aussi en vieillissant que je ne recherche plus du tout le même type de jeu que dans ma jeunesse. Quand j'avais 15 ans, j'étais à fond sur l'arcade, des expériences courtes, rapides et intenses, privilégiant le skill au grind (tout comme avec ta mère). Et même si aujourd'hui je hais toujours autant le grind et ne me ferai jamais aux (J)RPG classiques, je préfère de loin les jeux moins exigeants, moins punitifs, mais qui t'emmènent dans un monde au scénario engageant et aux dialogues léchés, avec une ambiance et une patte. Ce qui explique pourquoi j'ai surkiffé GTAV ou Sleeping Dogs (et haï Watch Dogs 2) alors que j'ai à peine touché à Hotline Miami.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Hebus San on 09 March, 2021, 15:36:38
Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède.

(La mariage aussi)


Blague à part je suis dans le même état que vous hein. Quand je repense à l'E4, ce ne sont pas les jeux qui me manquent, c'est l'odeur du barbec, une clope à la main, un grog absinthe cannabis dans l'autre, à vous écouter raconter vos vies. :)

Les JV se font rares, très très rares, et pas spécialement parce que je n'ai pas le temps. Enfin pas que. Le temps je le prends tous les mercredi sur Dota 2 avec Radical depuis 2012. FUCKING 2 0 1 2. C'est juste qu'il y a rien qui me fait envie, même quand j'essaie. Alors il y a bien quelques exceptions comme Celeste, BOTW, Dead Cells, Hades, Inside, et quelques autres, mais c'est franchement peanuts, et ça ne dure jamais bien longtemps (c'est ce qu'elles disent toutes).

Le pire? C'est que ça me fait pareil pour les jeux de société. Pareil pour les BD. Pareil pour le cinéma. Un peu comme si j'avais tout déjà vu, tout déjà goûté, plus rien ne me fait tripper comme avant. Pourtant autour de moi je les vois tripper, s'extasier comme je le faisais, hurler à l'amour pour des trucs que je trouve terne. Qui? Mes gosses, leurs copains, ou des collègues de taf qui n'ont pas encore 30 piges. Pas difficile dans ces conditions de prendre juste un pas de recul pour se dire que ce n'est pas tout le reste qui a changé, mais juste moi.

Après qu'on appelle ça vieillir, mûrir, s'assagir, peu importe hein, du moment qu'on le vit bien. :)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: lock07 on 09 March, 2021, 16:00:44
Pareil pour les BD.
Avec le rachat de ma boite on a dû vider les comptes du CSE et on a eu dans les 1000€ par salarié en chèques culture et vacances.
J'ai fait pété tout ça en BDs avec la bave aux lèvres.
Résultat, j'ai aucune motivation pour lire ce que j'ai acheté (j'ai amer béton, transmétropolitan et la mort de staline qui traine à côté de mon lit).
La profusion créé l'ennui.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Spoz on 09 March, 2021, 16:14:39
Prend sa tête à deux mains, plouf plouf…

A la base, situation complètement différente de Pete : en couple, 2 gamins en bas âge, boulot à temps complet et comme si les activités liées à tout ça suffisaient pas, une sorte de deuxième métier qui bouffe pas mal de soirées dans l’année. Bref, un temps de jeu famélique.

Et à un moment donné le constat que le si peu de temps que je pouvais passer aux JV passait dans la collectionnite. Je me suis vraiment demandé pourquoi je passais mon temps à chercher des lots, tester les achats, classer, ranger, nettoyer, réparer, etc. au lieu de tout simplement jouer. A l’origine la collection c’était pour garder les jeux qui me parlaient un peu après quelques minutes de jeu, suffisamment pour penser y jouer vraiment plus tard. Je me retrouvais un peu prisonnier de cette collection, me faisant même la réflexion que je commençais (incon)sciemment des activités de merde comme le décollage des autocollants pour ne pas avoir à jouer. Ou regarder des conneries à la télé au lieu d’allumer une console. Et je sais pas vraiment pourquoi. J’ai supposé un besoin de se vider la tête devant la télé plutôt que de se creuser les méninges devant un JV pour cause de planning chargé. Et aussi le fait de pas être motivé à reprendre un jeu en cours mais délaissé pendant trop de jours/semaines, d’avoir perdu la main et de me prendre des tartes dans la gueule à fois que je reprenais un jeu en suspens.

J’en étais là à vraiment me demander si le fait de collectionner m’avait pas écœuré du JV, à faire le constat que jouer me faisait plus trop envie. Tout ça sans jamais avoir eu l’intention de me séparer de la collection pour dire « maintenant j’arrête vraiment ». Sans doute parce que je sentais quand même encore une petite flamme quand je jouais, même si je n’étais pas dans les conditions ou l’état d’esprit que j’aurais souhaité. Et puis le covid salvateur est arrivé (excusez l’ironie). L’agenda se vide, j’ai du temps libre, j’ai fait du tri dans la collection, elle est rangée comme je voulais, tous les autocollants sont décollés, tout ce qui ne marchait plus a été révisé ou abandonné si vraiment kaput, et j’ai arrêté de scruter les internets pour les achats.

Et là j’ai remis le doigt dedans. Bien comme il faut. A l’ancienne, c’est-à-dire un jeu à la fois parce que les jeux inachevés reviennent toujours me hanter tôt ou tard, et je le lâche pas. Du coup je suis tombé dans un autre extrême sur certains jeux : le complétisme. Passer les niveaux de Mario Bros sur Wii avec les gamins suffisait pas, je relançais la machine le soir pour collecter toutes les pièces. J’avais fini les 3 DKC Snes, mais je les relance pour les 10X %. Et si je réglais mes comptes avec ce traumatisme de l’adolescence qu’est Shadow Warriors ? Hop, réglé en 2 soirées. Jamais fini Super Mario Kart avec un autre personnage que Troopa ou Toad, j’ai fait toutes les coupes dans toutes les catégories avec les 8 persos. Et là je passe un temps déraisonnable sur Gran Turismo 5, parce que seul l’or compte. J’ai beau me dire que c’est débile, que je peux déjà être content d’avoir passé les épreuves en bronze, que le temps que je gaspille dessus pourrait me servir à jouer à plein d’autres jeux, mais non, rien n’y fait, je le lâcherai que quand il n’aura plus rien à me donner. Tant que je continue à progresser, à gratter une coupe en or de plus ou à m’en approcher, je continue. J’ai vu certains évoquer l’addiction d’un Candy Crush ou autre, voir son skill progresser est pas mal aussi dans le genre addiction qui fonctionne.

J’avais déjà eu un grosse pause de 4-5 ans quasiment sans jouer à une époque où j’habitais célibataire dans 13 m² et où je saisissais la moindre occasion pour sortir. C’était lié à ça et aussi à la venue de la vilaine 3D et des jeux à tuto et temps de chargement. Une simple partie de flipper dans la salle arcade d’un aéroport et une borne SFII planquée dans un coin m’avait fait replonger quand j’avais été happé par un « hadoken » sorti de nulle part. Je m’étais rendu compte que j’avais aussi arrêté de jouer parce que la next gen de l’époque ne m’intéressait pas du tout. Mais pourquoi pas acheter une NES et une Snes d’occasion ? Le reste à suivi.

Ce qui me fait revenir au plaisir en jouant. Les 2 grosses périodes de ma vie où j’ai quasiment pas joué sont celles où j’y trouvais plus trop de plaisir pour diverses raisons. La flamme a toujours été là, ne demandant qu’à être ravivée. Et ça, ça passe par faire le bon choix au moment de lancer un nouveau jeu. Vu mon problème de complétisme et mon rapport à l’échec dans les JV (je continuerai jusqu’à ce que j’y arrive borde de merde !!), je la joue assez safe et je commence des titres avec lesquelles je suis certain d’avoir une affinité immédiate. Plates-formes, action, shoot, course, y a bon. Et tout ce que a des tutos et des chiffres, j’y touche pas pour le moment, ça viendra plus tard… ou pas. Je sais pas d’où vient cette aversion des chiffres/stats dans les JV, mais elle date de toujours. C’était le seul truc qui m’emmerdais dans le Zelda sur NES (le II hein, pas l’autre avec ses sprites rabougris et ses décors carrés et vides  ;D).

Bref, en ce moment je joue pas mal et ça me va. C’est peut-être un moyen de compenser tout un tas d’activités qui ne peuvent pas être faites en ce moment, mais bizarrement je regarde aussi moins de TV qu’avant alors que j’ai beaucoup plus de temps libre.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Hebus San on 09 March, 2021, 16:57:09
Pareil pour les BD.
Avec le rachat de ma boite on a dû vider les comptes du CSE et on a eu dans les 1000€ par salarié en chèques culture et vacances.
J'ai fait pété tout ça en BDs avec la bave aux lèvres.
Résultat, j'ai aucune motivation pour lire ce que j'ai acheté (j'ai amer béton, transmétropolitan et la mort de staline qui traine à côté de mon lit).
La profusion créé l'ennui.

Putain mais c'est tellement ça. Je suppose que tu le sais hein, mais Transmétropolitan ça déchire. :)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Cosmic on 10 March, 2021, 10:12:42
Ah le beau sujet que voilà.  :)

Merci Pete d'avoir allumé la mèche, merci à tous pour vos partages d'expérience et de ressenti. C'est extrêmement intéressant à lire et je me retrouve ça et là dans pas mal de vos témoignages.

De mon côté, le constat est le suivant :
Le cycle touche à son but. Tout simplement.
Les JV m'ont accompagnés toute ma vie, mais le fameux cycle de 30ans est juste là sous nos pieds et donc on est clairement de plus en plus nostalgiques. Comment ça ? On l'était déjà sur ce forum ? Allons allons...  :D

Ce que je veux dire par là, c'est que l'on se retrouve moins aujourd'hui dans la manière dont sont consommés les JV.
La Switch m'a ouvert les yeux là-dessus : elle réunissait tout ce que je ne connaissais pas (hybride salon-portable), catalogue de jeux énormes (indés, NES, SNES, etc.), et finalement je ne joue qu'à un 1/4 des jeux que je possède...
Trop de choses à portée de main pour s'y investir à fond.

Récemment, comme vous, les périodes de confinement/couvre-feu m'ont motivé à l'idée de continuer/commencer certains trucs laissés de côté.
Hier, j'ai voulu me remettre à Red Dead Redemption 2 (à peine le premier chapitre fini il y a plusieurs années).
PUTAIN MAIS LA FUCKING INSTALLATION REND DINGUE.
Voilà un des trucs qui m'empêche de profiter comme avant : mettre la cartouche/CD, et BAM ça part.
Et ça fait écho aussi à nos méthodologies de consommation qui sont de plus en plus instantanées...

Serpent qui se mange la queue ? Vrai fin de cycle pour moi ?
Je n'ai pas la réponse parfaite, car je sais que je continuerai à jouer mais différemment.
A la fois par choix mais aussi car on me l'impose :
Aujourd'hui il me faudrait une bécane de compet' pour toucher du doigt aux jeux qui sont des succès (relatifs ?) ou salués par la critique.
A part Ghost of Tsushima qui visuellement me fait envie de ouf, même Cyberpunk je suis capable de le laisser de côté, tant ça a l'air buggé...
Alors oui, ça se joue sur console aussi, mais le confort d'une bécane de compet' m'intéresse plus.
Et encore, si c'est pour quelle soit obsolète 4ans plus tard...
Bref, encore des contradictions et une balance qui s'équilibre ou qui reste englué dans qqch difficile à trancher...

Mais le point le plus important selon moi, c'est la partie sociale du JV.
Avant, j'adorais passé des weekends entiers chez les uns et les autres, et pour parfois jouer à des "classiques" qui te font passer des soirées formidables : MK, Mario Party, un bon FPS à l'écran splitté (OH REGARDE PAS MON ECRAN SALE CHIEN !), du Smash Bros, une bonne lan de Counter Strike, du Guitar Hero, du Donkey Konga (voir un pote y jouer seulement aux pieds est priceless), un tournoi FIFA/PES, etc.
Et si en plus, tu te cales de la junk foot maison, de l'alcool de moyenne qualité, et quelques pétards, t'es pas loin du paradis...
Aujourd'hui, et Covid aidant, on a rendu cette part humaine ou sociale très numérique...
Apéro Zoom, partie par écran interposé, le casque visé sur les oreilles pour parler aux copains, où l'insulte des mamans et la gaudriole restent la base, mais sous un autre format.
Ça aussi, ça me frustre. Mais c'est un constat du moment.
C'est plutôt la fuite du temps et l'avancée dans nos vies respectives qui empêchent de retoucher du doigt ces moments. Ou vraiment par petites touches (quand bobonne part en week-end avec ses copines, quand les enfants sont chez les grands-parents, quand ton pote de toujours te rend visite une fois l'an, etc.)

Un nouveau cycle reprendra, et il a déjà commencé d'ailleurs.
Les JV se consomment encore d'une autre manière, très personnelle physiquement, mais en meute sur les réseaux (Twitch en premier, etc.).
Pour faire partie du jeu, l'investissement nécessaire est plus conséquent qu'à l'époque.
A nos âges, on peut se le permettre, mais ce n'est pas ma priorité, pourtant plein de choses me font rêver (filez-moi un siège baquet sur vérin hydraulique, un triptyque d'écran autour de moi, et je deviens le nouveau Alain Prost sur le prochain F1 2021), et si ça se trouve en les possédant, on s'en lasserait vite...
Mon cycle et mes convictions me font assumer ce choix : j'aime jouer mais avec les copains autour. Pour moi, ça doit être un bon moment de partage social.
Si je peux retrouver ça en plaisir solitaire (comme une bonne branlette) sur certains jeux solos (d'époque, comme MGS, ou récent, comme BotW), ça ne sera jamais à la hauteur des barres de rire à voir un pote recommencer 100 fois un niveau sur Wario Ware ou que sais-je.

Je sais que ce n'est pas complètement mort. C'est juste que ça s'effrite.
Comme le crépis chez vos parents. Bah oui, il prend de l'âge mais il est toujours là, donc il a pas la même gueule.
Nous non plus.  :)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: BlaZe on 17 March, 2021, 00:31:50
Ahhhhh sujet intéressant lol

Avec les JVs, ce que je ne comprends pas c'est :
- Pourquoi absolument devoir s'imposer des règles pour jouer aux jeux vidéo ? On se met trop de contraintes, du coup frustration et démotivation.
- Sommes-nous forcément plus nostalgiques qu'avant ? Je ne pense pas. Une pléthore de jeux récents peuvent nous permettre d'explorer des mondes imaginaires très différents. Il faut mettre ses aprioris de côté.
- Pourquoi vouloir intellectualiser autant ce média à ce point et pourquoi autant se prendre la tête avec ? Les scénars dans les JVs c'est pas toujours le point crucial du jeu et la plupart du temps servira juste à habiller le jeu sans nuire au plaisir de jouer.
- Pourquoi mettre trop d'attentes sur les productions vidéoludiques ?
A force d'être trop exigeant, bah on gâche le plaisir de jouer, et trouver le jeu nul alors que ce même jeu est juste bon au lieu d'être très bon. Et alors c'est pas grave !

Si on est devenus aussi aigris, c'est parce qu'on est devenus trop exigeants, et ça c'est pas forcément une bonne chose, on perd du plaisir de jouer après ça.

Je ne suis pas là pour créer une polémique, c'est juste mon avis hein, on a droit de ne pas être d'accord hein lol

Perso, Je joue pas tous les jours, je joue au feeling puis je joue à ce qui me plaît. Et ça me convient comme ça.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: rodshin on 17 March, 2021, 12:16:08
Sympa à lire vos témoignages !

De mon côté, c'est plus la question de l'utilité de jouer qui revient. Je me dis pourquoi tu passes 60-70h sur ce rpg obscur japonais que personne connaît. Alors que tu pourrais lire, apprendre des choses etc.

Du coup je fonctionne par cycle maintenant, j'enchaîne un livre, puis un jeu puis une période série puis une période film, etc.

Et en fond j'ai le jeu de société / figurine (avec la peinture sur figurine) dont je continue la pratique en ligne (la par exemple j'ai 2 parties du Dilemme du Roi que j'ai pris en photo entièrement pour animer des parties en ligne avec mes amis habituels de soirée jeu physique, idem pour le JDR sur Roll20 ou foundry)

Mais bizarrement le jeu vidéo c'est un peu ma valeur refuge, quand je vais pas bien, que les problèmes familiaux ou boulot ressurgissent j'ai besoin de me lancer dans mon rpg obscur (en ce moment Bravely Default 2 mais juste avant j'avais refait une partie de Fire Emblem 5 SNES).

Mais après la période covid et les nombreux décès que j'ai eu de proches font vraiment un renvoi en pleine figure du temps et de comment on l'utilise.

Est ce que jouer aux jeux vidéos c'est mal ? Au final pour moi non et j'arrive toujours à y prendre du plaisir mais plus comme auparavant fini le temps où j'en rêvais la nuit et je me levais plus tôt pour y jouer,

La où les livres me procurent encore ce genre de sensation, le jeu vidéo est devenu comme une série pour moi, ce n'est plus un échappatoire imaginaire, juste un moment de détente pour mon cerveau et mon esprit.

Et c'est déjà pas mal.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Bast on 23 March, 2021, 07:14:33
Super de vous lire au petit matin !

Moi clairement je me suis dit 25 fois : fini les JV, j'ai plus le temps, j'ai autre chose à faire, j'ai grandi, blablabla.

Et puis j'ai enfin compris il y a quelques années comment je fonctionne : je boucle, je boucle, je boucle. Je change de "passion" régulièrement et à vitesse plus ou moins rapide, le tout coexistant dans un joyeux bordel : la musique, l'électronique, le bricolage, la programmation, le jeu vidéo, le jeu de société, la moto, la mécanique ... et en fait ça me va très bien comme ça. Quelque part ça me permet de pas me lasser je crois. Il y a comme ça des périodes plus ou moins longues où je touche pas une manette.

Alors oui j'ai pas encore passé 250h sur Witcher 3, mais je l'ai enfin attaqué. Une petite surprise au supermarché ? Hop je me suis fait Mario Maker 2 avec les enfants. Ah tiens je vais me bricoler une GBA Macro avec une DS Lite qui traîne ? Hop je me refais Advance Wars aux chiottes. Wong parle de Sleeping Dogs ? Tiens je l'ai sous cello quelque part non ? En ce moment je joue moins aux 16 bits, j'ai tout rangé car je suis en train de construire une pièce dédiée dans mon garage. Et quand j'aurai terminé, nul doute que ça reviendra.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: wonderpanzer on 24 March, 2021, 01:35:54
Je suis d'accord avec toi :  le joint,  le cul lassent.
Ce qui me sauve de l'ennui c'est d'assouvir autant de passions que possibles, et dieu qu'elles sont nombreuses

C'est ce qui actellement brise pas mal ma monotonie Covidienne, j'ai beau être en solo je passe quotidiennement du coq à l'âne en variant les occupations  (le jeu vidéo n'est pas primordial, mais j'y reviens sans lassitude grâce à ces turnaround)

Puis même en étant un vieux con grabataire j'arrive toujours à trouver de nouvelles voies vidéo ludiques  qui me sortent de mes sentiers battus : je viens de me mettre au VR et c'est dingue de voir à quel point ce simple artifice renouvelle le genre.

En ce moment je m'exstasie devant Moss, Astrobot et Psychonaut qui révolutionnent complètements l'approche des plateforme comme le furent Mario 64 où Paper Mario.

Ça fait rudement du bien d'être encore et toujours surpris par des mécanismes et univers alors que ça fait pratiquement 30 ans que je joue  :D
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Niwo on 25 March, 2021, 22:38:53
En vous lisant, je me retrouve dans bien des récits.

Quelle place prend le jeu video dans ta vie ?
Quelle proportion de cette place te donne réellement du plaisir ?
Que faire pour faire que cet usage évolue au grès de son âge ?
Tant de questions qui font qu'en jeux video... je vis des bas ! (© Thomas Dutronc)

Cette remise en question m'a pété à la trogne l'année dernière... conjointement à mon déménagement !
Nouveau lieu de vie, nouvelles habitudes... bref une nouvelle organisation qui a nécessité une bonne défragmentation cérébrale !

Concernant le jeu vidéo, je ne suis plus qu'un joueur occasionnel, toutefois la question a mis en lumière plusieurs points de réflexion essentiellement centrés sur la collection (ce n'est qu'une analyse personnelle hein, pas une vérité  ;)) :

Tout d'abord concernant le fait de viei... je vais y arriver... vieill... urgh... vieillir (ayé!), j'étais d'abord dans le déni, prétextant que l'âge n'a pas d'influence sur le joueur/collectionneur. Cependant, il est vrai qu'à 40 balais, regarder dans le "retro" peut alourdir la charge psychologique de cette introspection.

Dans un second temps, je me suis rendu compte du décalage entre ce que l'on éprouvait "dans l'temps" munis d'une console avec seulement quelques jeux et le fait d'en entasser aujourd'hui des dizaines.
Je reprends d'ailleurs cette superbe phrase de Lock07 : "La profusion créé l'ennui."
J'ai l'impression que ce "tri sélectif" (destiné au père Noël ou à l'anniversaire) y faisait beaucoup sur le ressenti de cette époque.
Et puis aujourd'hui il y a cette espèce de nostalgie un peu malaisante que j'éprouve en contemplant ces objets, témoins du temps qui passe...

La collection aujourd'hui (et encore une fois, cela reste mon analyse) oscille entre le désir de combler une frustration de l'époque et le fait de réunir les preuves d'un mode de vie vidéoludique révolu tant pas sa façon de consommer (on était loin de l'industrie d'aujourd'hui), son esthétisme (qui, dû aux limites techniques, laissait place à l'interprétation et à la créativité intellectuelle), ou même son élitisme (qui t'obligeait souvent à choisir ta machine et, par la même occasion, ton camp!  ;))

Toujours est-il que j'ai revendu 80% de mes possessions. La réorientation a été radicale!
Aujourd'hui, plus de prise de tête, je lis des revues retro et ça marche pas mal niveau nostalgie. On retrouve même les petits guilis dans le ventre sur certains articles!
Je n'ai conservé que les pièces marquantes, sur lesquelles je me suis vraiment amusé et sur lesquelles je m'amuse encore. Franchement ça m'a fait du bien de me délier de cette emprise de la pure collection pour revenir au fun délibéré !

Et puis, sur le temps que j'ai gagné, j'ai décidé de créer le jeu que j'aurais bien aimé avoir à cette époque... mais  ceci est une autre histoire ;)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Spoz on 26 March, 2021, 07:40:25
mais  ceci est une autre histoire ;)
Que tu te dois de nous raconter...  ;)

Bienvenue à toi !
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: averell on 26 March, 2021, 09:16:35
Toujours est-il que j'ai revendu 80% de mes possessions. La réorientation a été radicale!
Aujourd'hui, plus de prise de tête, je lis des revues retro et ça marche pas mal niveau nostalgie. On retrouve même les petits guilis dans le ventre sur certains articles!
Je n'ai conservé que les pièces marquantes, sur lesquelles je me suis vraiment amusé et sur lesquelles je m'amuse encore. Franchement ça m'a fait du bien de me délier de cette emprise de la pure collection pour revenir au fun délibéré !

Ça représente quoi 80% de ta collection ? Des fois j'y pense pour la mienne, mais encore aujourd'hui revendre même un doublon NES en loose, ça ne m'emballe pas franchement.

"If you're not very careful your possessions will possess you."
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Niwo on 26 March, 2021, 10:01:34
Ça représente quoi 80% de ta collection ? Des fois j'y pense pour la mienne, mais encore aujourd'hui revendre même un doublon NES en loose, ça ne m'emballe pas franchement.
Je n'avais pas franchement une énorme collection, et puis ma "compulsivité" s'arrêtait là ou commençait le fond de mon porte monnaie ;)
80% c'est environ :
• 80 jeux megadrives (tous en boîte!),
• 3 Mégadrive et bizarrement un bon lot de manettes 6 boutons,
• 10 jeux Neo MVS (avec adaptateur pour AES),
• une Neo Geo jap avec 2 sticks et 4 pads (pour les sticks, je regrette un peu...)
• 30 jeux NES que j'avais acheté pour la collec mais que je trouvais insipide,
• une PS avec 10 jeux,
• une 360 avec 20 jeux (et un paquet en démat),
• des jeux PC et d'autres babioles...

Je te rejoins sur la difficulté de prendre une telle décision, une collection c'est un "projet" personnel que l'on peaufine sur la durée et dans lequelle on peu consacrer une énergie folle à la recherche et aux échanges entre passionnés...  mais personnellement, ça m'a permis de me renouveler et de me libérer d'un schéma que je m'étais imposé.

Après, il faut le sentir, ne pas s'obliger et surtout ne pas regretter ;)

"If you're not very careful your possessions will possess you."

En effet, dorénavant, je suis beaucoup plus sélectif et prend bien plus de temps avant d'incrémenter.
Aujourd'hui j'ai bien moins de possessions, mais elles me correspondent davantage :)
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 29 March, 2021, 00:44:35
C'est chouette de vous lire tous  :)


Je viens de me formuler quelque chose qui résout une partie de mon marasme et je vous en livre la teneur céans :


"Le fait qu'un jeu soit très bon, ou soit un incontournable, ou même "parfait pour moi" , n'est plus un critère pour m'y faire jouer."

Ca a l'air évident, mais j'ai trouvé que me le dire (enfin ?) était... apaisant.

Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: PeteMul on 18 April, 2021, 13:32:39
Je reviens sur cette idée, cette sensation d'être un peu pris au piège par une consommation qui n'incite pas à refaire, mais à consommer du nouveau produit en permanence.
 
Je me suis demandé cette nuit (j'ai des nuits passionnantes) si ça ne venait pas aussi, en partie, du fait que les jeux modernes sont tous scénarisés. Que ça soit le moindre puzzle-game, plate-former, voire même les jeux de sport maintenant, impossible d'échapper à l'instant scénario, par des dialogues, des cinématiques, des évènements qui ponctuent l'action.

Du coup c'est plus difficile de rejouer parce que même un jeu à l'histoire apparemment anodine, eh ben il aura eu un déroulé qu'on aura déjà éprouvé.

Quand je rejouais 50 fois à Super Castlevania IV je me faisais mon histoire dans ma tête, j'avais le fil de mes pensées, qui n'était pas nécessairement toujours le même. Chaque run était un peu unique. Mais dans les jeux modernes on n'a plus ça. Et je crois que ça fait partie du problème que je ressens.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Garburesteff on 18 April, 2021, 18:15:35
Je te rejoins mon bon pete, et ça me le fait à Super probotector : à chaque partie, ma tête fait un mix entre predator / Alien / total recal / rambo 3. Et quelque part, j'adore cela et j'attend le niveau 3 avec les missiles comme une petite pépites sucrée : "ahah vous allez voir les russes vos missiles ne m'auront pas!!!" "ahah saloperie d'aliens, vous croyez quoi?" "ohoh encore un cous des corréens du nord qui ont été envahi par des extra terrestres!"
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: wonderpanzer on 04 April, 2022, 20:21:16
Et sinon?

Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Ti µ&÷® on 04 April, 2022, 20:29:37
* image censurée d'érection géante *
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: averell on 05 April, 2022, 09:25:47
Hoooo  :o

A game by Ron Gilbert and Dave Grossman... Merci du partage m'sieur.
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Bodom on 05 April, 2022, 15:37:41
Je crois que c'est l'annonce qui m'a fait le plus plaisir depuis que je joue aux JV, j'en ai eu les larmes aux yeux. Dès que j'ai fini Elden Ring, je me refais Monkey 1 et 2 pour me mettre dans le mood !
Title: Re: [GENERALISTE] Vous, moi, le jeu vidéo, le temps qui passe, ô incertitude.
Post by: Fungus on 05 April, 2022, 20:10:47
Coïncidence, hier j'ai installé Monkey Island sur mon portable, histoire de passer le temps au boulot. Meilleure nouvelle de 2022.